La photo de Saint Gatien vue aérienne en noir et blanc.


Notre site.

Menu.


Cette page, a déjà été lue 2262 fois. Dernière modification effectuée le 22/09/2014 à 15:08

Les lieux-dit.

La formation, l’évolution et la signification des lieux-dits (ou micro toponymie), ont été influencées par des facteurs locaux que nous avons souvent oubliés. Et lorsque les lieux-dits disparaissent des cadastres au fur et à mesure de leur rédaction, c’est toute une partie de l’histoire du village qui s’évanouit.

Ces noms souvent très anciens, ont été donnés aux lieux par nos ancêtres, à la suite de la nature telle qu’ils l’observaient de la configuration du sol, en raison de l’histoire locale, de l’habitat, des particularités du village, des habitants, de faits survenus dans le village, sans oublier les parlers locaux. Ils naissent, se développent et meurent peu à peu, faute de les utiliser.

Grégoire de Tours (539-594), raconte qu’au temps du roi Childebert II (570-595), les collecteurs du fisc n’arrivaient pas à percevoir le cens royal, en raison de la difficulté où ils se trouvaient d’identifier les parcelles. Le point de départ paraît avoir été le bornage. On se contente d’énoncer le fait : tel champ, telle vigne est la propriété d’un tel ; puis on sentit le besoin de préciser un peu.

D’autres indications s’introduisent : on remarqua que tel champ se trouvait dans telle localité, contigu à telle route, telle rivière à tels autres champs dont on citait les propriétaires. Toutes ces appellations devinrent des lieux-dits dont beaucoup subsistent encore.

Source : Nicole Bourgeois-Puchot.
Un village de l’Auxois.
Vic-de-Chassenay.

Page précédente. Retour au Sommaire. Page suivante.