La photo de Saint Gatien vue aérienne en noir et blanc.


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Cette page, a déjà été lue 3831 fois. Dernière modification effectuée le 22/09/2014 à 15:10

La légende de Saint Rufin.


Photos de

Saint Rufin.

En ce temps-là à Marche chaque jardin avait son nain de jardin.

Et les pommes de terre étaient plus plates et plus savoureuses qu'à Florenville, les carottes et les poireaux étaient comme des manches de brosse, les groseilles rouges grosses comme des cerises et les cerises grosses comme des pommes. D'où venait cette coutume? Certains y voient la trace d'une connivence ancienne avec les Notons du "Fond des Vaulx* " (Les Carrières du Fond des Vaulx* située à Wellin (province du Luxembourg), d'autres la preuve de l'existence d'un sculpteur prodigieux qui vous façonnait un nain comme Delhaye cuit un pain. Mais, en vérité, on n'en sait rien.

Et il y avait, aussi à Marche un petit garçon qui s'appelait Rufan et qui adorait les nains de jardin. Il les connaissait tous par leur nom et faisait chaque jour le tour de la ville pour aller leur dire bonjour. Ah ? Il les aimait bien ses nains de jardin !

Mais voilà que les nains se mirent à disparaître. Il fallut se rendre à l'évidence: des voleurs de nains étaient à l’oeuvre. Ils allaient revendre le fruit de leurs rapines aux gens du Nord, qui ne connaissaient pas les nains de jardin et en étaient friands.

Le p’tit Rufan se mit à faire des rondes, la nuit, à travers des jardins. Et un soir il tomba sur les voleurs. Ou plutôt ce furent les voleurs qui lui tombèrent dessus. Ils le bâillonnèrent, ils le ligotèrent et l'emmenèrent au "Fond des Vaulx"* pour le précipiter dans le "Li Trô thi ô Fosse", le gouffre connu de tous les marchois.

Voyant sa dernière heure venue, Rufan se mit à prier son saint patron avec qui il avait toujours entretenu les meilleures relations.

Le saint descendit sur terre et délivra le p’tit Rufan son homonyme. Quant à ce que devinrent les voleurs de nains, les avis différent. Certains disent qu’ils furent changés en pierres que l'on peut voir au fond de la vallée au pied du gouffre ; d'autres disent qu’ils furent enfermés sous terre et qu'en tendant l'oreille on peut encore les entendre gémir et se lamenter; d'autres enfin disent que le saint fit une telle peur que depuis ils ne se sont pas arrêtés de courir.

Source : Patricia Chompton-Helliot.


Pour en savoir plus :

www.carnaval.marche.be/Francais/Personnages/grossebiesse.htm.


Le premier Rufin trouvé dans la région.

Jehan Teste dit de Bretagne.

Magdeleine Teste, l’une de ses filles, mariée en première noce à Jehan RUFIN et en seconde noce à Guillaume MARIE.

Jean Teste dit de Bretagne (cité par Vintras) escuier; lieutenant civil et criminel en la vicomté d’Auge de noble et puissant seigneur Mr le Bailly de Rouen (1561).

Michel Devèze (Vie de la forêt française au XVIème siècle, tome II page 266) le nomme Torte au lieu de Teste :

« La vente des terres vagues en forêt: L’édit de Villers Cotterêts du 19 août 1552 prévoyant ces ventes est le premier en date d’une liste assez longue. Il organise la mise aux enchères publiques des terres vagues dans le pays d’Anjou et du Maine … D’après Saint Yon les commissaires aliénateurs n’avaient pas été désignés parmi les forestiers mais parmi les parlementaires …en Normandie Jean Torte dit de Bretagne avocat au bailliage de Rouen ».

(Nom relevé à diverse reprise dans R/4/1103) Exemple pour les droits du Prieur de Saint Arnoult n° 5310 :

«Transaction entre feu Monseigneur Louis de Bourbon duc de Montpensier et les dits prieur et religieux, le 1er juillet 1552 devant M. Jean de Teste dit de Bretagne etc.

Il posséda des biens à Vasouy, en particulier au lieu-dit « Les Pavillons » dont le chemin d’accès, qui fait frontière entre Pennedepie et Vasouy, est appelé «Chemin de Bretagne à cause de lui et non d’un parcours vers la province sus nommée .

Magdeleine Teste , une de ses filles paraît dans les comptes de la vicomté d’Auge , par exemple à Pâques 1578 pour une fieffe établie en 1549 : «Magdeleine Teste dicte de Bretaigne veufve de défunt Jehan Reuphin»

De même aux Archives du Calvados. 8EG495 (1575): « Madalayne Teste dict. de Brethaigne veuve de Jehan Ruffin» est veufve en dernyer mariage de deffunt Guillaume Marie » et demeure à Sainte-Catherine de Honfleur.

Elle eut du premier mariage au moins une fille, Catherine Rufin qui, si ma note au crayon est valable, épousa Olivier de Valsemey.

Les de Baonne, Gobilles, Le Cerf, Chéron, étaient des familles notables des environ de Honfleur. Ils sont cohéritiers en particulier, des «Fieffes de Bretaigne » par leurs épouses ou mères.

Jehan Teste de Bretagne en bon homme de loi, était riche et bien pourvu en terres Quant au premier Rufin, Ruffin, Reuphin, il mourut avant de paraître sur les actes que j’ai lus. (Un membre peut être de la parenté de Patricia Chompton-Héliot).


JEAN TESTE dit de BRETAGNE.

Michel Devèze (vu de la forêt…au XVI iéme .Tome 2 p. 266) La vente des terres vagues : ‘’ l’édit de Villers Cotterêts du 19 août 1552 prévoyant ces ventes, est le premier en date d’une liste assez longue. Il organise la mise aux enchères publiques des terres vagues dans le pays d’Anjou et du Maine.

Accensement perpétuel avec don de deniers d’entrée…

D’après Saint Yon les commissaires aliénateurs n’avaient pas été désignés parmi les forestiers mais parmi les parlementaires : en Normandie Jean Torte dit de Bretagne avocat au bailliage de Rouen.

Compte Vicomté d’Auge Saint Michel 1467 (arch.Calvados. A280) La ferme de Vasouy était tenue par Jehan du Nièvre par XI livres V sols VIII deniers à Saint Michel pour les 2 parts avec moitié du moulin Vanier chargé à Saint Michel de VII livres X sols (total à Saint Michel XVIII livres XVI sols VIII deniers). Ces terres et autres héritages avant descente des anglais étaient baillés à Robin et Jean HUE frères XXII livres par an de rente. Baillé cette année le non fieffé à Jehan Gohellier et ses parchonniers à XXIIII livres II sols I denier. Le domaine fieffé valait lors de la descente des Anglais XV livres XVI sols VIII deniers ; pour cette année à XV livres XVIII sols VII deniers. Les parties sont écrites en fin de compte.

Source : Paul Guidecoq


Pour les passionnés de généalogie :

www.vasouy.com.

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