La photo de Saint Gatien vue aérienne en noir et blanc.


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Cette page, a déjà été lue 2458 fois. Dernière modification effectuée le 22/09/2014 à 15:12

Quand Saint Gatien des Bois avait son autobus.


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L’autobus de Saint Gatien.

Un de nos concitoyens, M. Victor Alleaume, membre d’une très vieille et nombreuse famille Saint Gatiennaise, a pu découvrir quelques-unes des cartes postales proposées jadis dans la commune et désormais quasi introuvables.

A vrai dire, Saint Gatien n’a guère changé depuis le début du siècle, et les anciennes maisons, souvent coquettement rénovées, sont toujours à leur place, comme le montre cette vue du centre du bourg où l’on reconnaît parfaitement l’épicerie tabac café, actuellement exploitée par M. et Mme Lemercier et qui, sous l’enseigne prestigieuse d’hôtel du Cheval-Blanc, se dotait – c’était la mode- d’une terrasse aux beaux jours.

C’est un M. Ulysse Lebosquin qui, avec son épouse, en était le propriétaire Mais M. Lebosquin cumulait ces fonctions avec d’autres plus « publiques », puisqu’il était à l’époque et bien avant que Mme Pélicier n’en reprenne le flambeau, chargé d’aller porter, le soir, en voiture à cheval, le courrier du village jusqu’à la poste de Pont l’Evêque où il restait à coucher.

Et le lendemain matin, par tous les temps, il ramenait les lettres destinées à la bourgade. Il était, paraît-il, si précis que les braves gens sur sa route pouvaient régler leur montre sans risque d’erreur.

Il faut dire, par ailleurs, que Saint Gatien était, avant la guerre (la première), une commune beaucoup plus commerçante qu’à l’heure actuelle, puisqu’on y dénombrait pas moins de cinq cafés dans le bourg même, sans compter celui installé au carrefour Saint Philbert et autre dans la Griserie.

Le boucher du moment faisait également office de charcutier et à l’emplacement de l’actuel commerce de M. et Mme Desmarets, était installé un second boulanger, le premier n’ayant jamais déménagé.

Enfin, nos lecteurs remarqueront avec intérêt l’imposant autobus stationné devant l’hôtel qui servait également de « messageries ». Cette « patache » brinquebalante assurait la liaison Honfleur Trouville en passant deux fois par semaine à Saint Gatien, évitant ainsi à ses habitants d’être isolés...

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