La photo de Saint Gatien vue aérienne en noir et blanc.


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Cette page, a déjà été lue 3461 fois. Dernière modification effectuée le 22/09/2014 à 15:14

Jadis la forêt de Touques.

C’était il y a fort longtemps, la forêt de Touques, devenue en partie le modeste bois de Saint Gatien des Bois, couvrait une bonne parcelle de notre actuel pays d’Auge qui s’étendait sur la vicomté dont Honfleur et Pont l’Evêque étaient les fleurons ; on a bien du mal à s’imaginer le trafic instauré avec les ports de Honfleur, de Touques et de Roncheville où embarquaient et débarquaient de nombreuses essences arrachées à notre sol pour construire ici et là quelque palais, quelque maison normande dont il reste encore quelquefois des prototypes heureusement restaurés. On y employait beaucoup de monde sous l’autorité des ducs d’Orléans qui y déléguaient leurs fonctionnaires, marchandaient, achetaient, vendaient leurs coupes au meilleur prix.

Les aveux de 1581 à 1587 nous renseignent assez bien sur les habitants de la région, exploitants ou gardes à cheval, voleurs et tricheurs, car il y en a toujours eu : rien a changé en notre monde.

En se référant à la cote « A 225 » des Archives du Calvados, voici quelques noms parmi des centaines qui intéressent Honfleur et sa région immédiate :

- aveux de Jacques Isabel,
- Olivier Bégin, souvent cité,
- Jacques Grenguet,
- Edmont Montsaint,
- Martin Hurel,
- Hamon Pastey,
- Bertran Sanson,
- Pierre Dinot,
- Hellie Cécire,
- Ollivier Lengin,
- Gabriel Halley,
- Simon Venier,
- Simon Vauquelin,
- Simon Moussy ;


et de nombreuses veuves, celles par exemple de :

- de Vincent d’Allençon,
- de Raullin Pouchin,
- d’Antoine Begin,
- de Jehan Gruchet,

puis Guillemette Germain, Jehanne, sœur de Thomas Le Gris, d’autres encore, une véritable fourmilière de braves gens qui, avec des moyens sans commune mesure avec ceux d’aujourd’hui et dans des conditions différentes, défrichaient, négociaient, s’activaient au grand air, écologistes avant l’heure dans un monde qui avait lui aussi des qualités et des défauts.

Source : Philippe Devillard.

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