La photo de Saint Gatien vue aérienne en noir et blanc.


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Un peu d’histoire...

C’est à la fin du XII ième siècle, le duc Richard Cœur de Lion régnant, que les gâtines de la forêt « terres vides et dépouillées de bois » sont essartées et mises en culture, aux abords du bourg actuel. Robert de Reux bailli de Bonneville sur Touques y met en valeur la « terre de Reux » dont le souvenir subsiste dans un lieu-dit.

Après la conquête française de 1204, l’évêque de Lisieux occupe le château de Bonneville et affirme alentour son autorité de baron de Touques. Les gâtines étant maintenant habitées (poussée démographique du XIIIème siècle) il fonde à l’époque de Saint-Louis la paroisse « Saint Ursin des Essarts en forêt de Bonneville » : Saint Ursin, premier évêque de Bourges et Saint Gatien premier évêque de Tours, sont restés les patrons de l’église dont les chapelles latérales datent du XV ième siècle, la nef de 1503, le chœur de 1758, le clocher de 1900.

Les gâtines étant « simples fieffes tenues en roture » il n’y eut d’autre seigneur pour Saint Gatien que le roi jusqu’à François Ier puis à la fin de l’ancien régime, le duc d’Orléans. Cependant, signalons qu’outre l’évêque de Lisieux, qui vend en 1310 sa terre à Pierre Brefet, d’où la Ferme du Brefet et les seigneurs de Reux, d’autres familles ont laissé leurs traces :

- Au « Mont à Louveaux », les de POILVILLAIN (XV ième siècle),
- Au manoirs du Plain Chêne et de la Rançonnière, les DESCELIERS, originaires de Honfleur où ils possédaient les auberges du Grand Dauphin et de la Licorne. Charles Desceliers, sieur du Plain Chêne est anobli en 1514. Sa descendante Françoise Desceliers épouse à la fin du XVI ième siècle Philippe Costard de Saint Léger (la lande Saint Léger, Eure). Jusqu’à la Révolution leurs héritiers sont présents dans ces manoirs. (Voir plus loin : Famille DESCELIERS).

Citons encore les familles, dont les lieux-dits gardent le souvenir :

- LEGRIX : « La Griserie » (voir Famille LEGRIX),
- BALAN : « Fontaine BALAN » (voir Famille BALAN),
- BICHEREL,
- CHIQUET,
- HATEN,
- VIDEE,
- etc.

La révolution crée la commune et lui rattache l’ensemble de la forêt ainsi que le Mont Saint Jean qui fut de 1641 à 1793 une paroisse fondée à la demande des Lambert d’Herbigny. Le 8 janvier 1793, le duc d’Orléans, Philippe Egalité, en mal d’argent vend la forêt au citoyen Lakanal qui en constitue soixante lots bientôt revendus.

La Mairie Ecole date de 1880, mais Saint Gatien des Bois avait une école dès le milieu du XVIII ième siècle (là où s’étendent le jardin de M Colliex et la petite entrée du cimetière) (voir article : « De quand date la première école).

En 1897 le bourg et le hameau de la Correspondance se pourvoient en eau potable à partir de deux puits communaux.

Les années 30 de notre siècle voient l’installation du « camp d’aviation » devenu Aéroport de Deauville Saint Gatien. Et depuis 1960, s’intensifie l’expansion de la commune avec la création de lotissements diversifiés :

- Mont Saint Léger,
- Lotissement du Bourg de la Faisanderie, de la Cité Saint Philbert, du Reux, du Hameau des Champs.

Avec la construction d’un Foyer des Jeunes, l’extension des équipements et services : eau, assainissement, transport scolaire, construction scolaire, ouverture d’un cabinet médical et d’une pharmacie.

Ainsi évolua Saint Gatien des Bois, commune la plus étendue du département (4 900 hectares).

Source : Paul GUIDECOQ (juillet 1988).



Un peu d'histoire et de tourisme...

Saint Gatien des Bois est la plus grande commune du Calvados de par sa superficie.

Au XIX ième siècle, la moitié de la population communale vit du bois et habite dans la forêt.

La forêt s'appelait, à l'origine, forêt de Touques. Le changement d'appellation s'est fait au moment de la conquête française au début du XIII ième siècle, lorsqu'elle est passée dans le domaine royal.

La forêt de Saint Gatien a connu de nombreux acquéreurs au fil des siècles, tantôt appartenant entièrement à des personnes de la noblesse (Louise de Bourbon, princesse de la Roche sur Yon, Mademoiselle de Montpensier en sont des exemples), tantôt morcelée et revendue à diverses personnes.

La commune de Saint Gatien regroupe de nombreux manoirs, tous privés, mais qu'il est possible d'apercevoir au hasard des chemins.

Sans prétendre à une liste exhaustive, nous pouvons citer le manoir Vilambert, le manoir de la Porte-Rouge, la Rançonnière...

Ces manoirs sont des témoins de l'histoire de la commune.

La gardienne de Saint Gatien est une statue de la Vierge, disposée à la croisée des chemins au carrefour Saint Philibert ou Saint Philbert.

A ce croisement, était située une petite chapelle. Le moine qui y vivait avait pour mission de faire sonner la cloche les nuits sans lune afin que les personnes égarées dans le bois puissent se retrouver.

Dans cette chapelle (aujourd'hui transformée en pressoir) ont été retrouvées deux jolies statues, une de Saint Philibert et une de Sainte Austreberthe.

La légende d'Austreberthe.

Austreberthe était une jeune fille chargée du linge des moines.

Un jour qu'elle partait à la rivière nettoyer le linge avec son âne, elle tomba soudain sur un loup affamé.

Le loup, voyant l'âne, lui sauta dessus et l'engloutit en une bouchée.

Austreberthe, alors pétrifiée par la peur, se mit à supplier le ciel de l'épargner...

C'est alors que le loup se coucha à ses pieds.

La statue d'Austreberthe, un loup couchée à ses pieds, existe toujours mais est la propriété d'un particulier.

Saint Gatien est traversée par de nombreux chemins de randonnée, la forêt permet des balades agréables sans être gêné par la chaleur...

Source : Communauté de commune du pays d’Honfleur.



Lors de nos recherches sur cette belle légende, nous en avons trouvé une autre version.

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Source : Guy Brunet.



Rôle de fouage paroisse de Saint-Gatien en la forest 1385-1386.

Le fouage fut créé en Normandie par accord avec le duc, fin XI ème siècle, contre engagement de ce dernier de ne plus « muer » la monnaie, disons dévaluer celle-ci. C’est beau promesse de fort à faible !

Un collecteur à Saint-Gatien (Guillaume Panier), trois à Equemauville (Johan Lebas, Henry de Barneville, Guillaume Faucon) se chargent de percevoir un sol par feu ; sont exempts : les nobles (un à Saint-Gatien) et certains fieffés (4 à Equemauville). Pour son travail le collecteur ou les collecteurs retiennent en tout 1 sou.

Le fouage à Saint-Gatien est difficile à lire (voir copie). Les prénoms sont souvent abrégés (Guille pour Guillaume, Thom pour Thomas, phe pour Philippe etc.)

On féminise les noms de femmes : Guillemete la Brune doit être entendu Guillemette Lebrun, Jehé la Bouquete doit je pense être veuve ou fille Lebouquet, Amellot La Malesarde est une Malesard etc.

Les noms en Ce ou en Ci sont à l’époque prononcés Che, Chi, Jehan Chervelle= Cervelle (St-Gatien). Les Lecherf et Lechierf (Equemauville) sont des Lecerf. C’est pourquoi à Saint-Gatien les Chire sont peut-être des Cécire.

f=fils, fille. On précise : le filx (fils) ainsné (aîne), sa mesquine (sa servante). Les prêtres à la campagne ont assez souvent une concubine : Primete de Guyneville est nantie des « effans au Prestre » (rôle de fouage d’Equemauville).

La déguerpie est la veuve.

Saint-Gatien en 1385 est encore bien dépeuplé. Nous sommes 35 ans après la Peste Noire ; la guerre de Cent ans de plus est là.

Source : Paul Guidecoq.

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